“Sans titre“

13 mai 2017 | Lausanne

 
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Sans Titre

au programme

Pour ce deuxième spectacle, nous avons rassemblé plusieurs textes d’auteurs connus ou non, réinterprétés ou retravaillés afin d’aboutir à une création qu'on peut qualifier d'exposition-performance s'articulant autour du thème du théâtre. Nous avons cherché à  interroger, à questionner ce qu'est devenu le théâtre, à parcourir son histoire pour mieux comprendre sa vie, à remémorer ses moments marquants et à trouver la place qu’il prend dans notre quotidien.

Nous avons travaillé en résidence à l’Espace Saint-Martin à Lausanne, lieu où nous avons ensuite joué la pièce à trois reprises le 13 mai 2017. Durant ces semaines de résidences, nous avons apporté, individuellement ou en groupe, textes, extraits de pièces ou créations, que nous avons par la suite rassemblés et mis en scène sur place. Les groupes ont chacun choisi un emplacement dans l’espace où ils joueraient leur partie. Chacune de ces parties a pris l’allure d’une œuvre présentée par un panneau décrivant ses dimensions ainsi que sa date de création. Le public a été invité à déambulé à travers les œuvres vivantes en suivant une fée-guide

 

raconte-moi la pièce - spoiler alert !

Pour parcourir cette pièce, le public est guidé par une fée légèrement déjantée. Elle emmène les spectateurs de scène en scène comme de tableau en tableau. On commence par écouter le discours du vieil ami du théâtre, le professeur, qui nous conte sa vie mouvementée en buvant son café tout droit sorti de sa machine Expresso.

Déjà un bruit l’interrompt, là-bas, plus loin dans l’espace. Une séance psy se déroule sous nos yeux ne laissant pas transparaître qui, du psy ou de la patiente, est la plus habitée par son propre jeu. On est tiré hors de la scène par la fée et sa baguette pour rejoindre une discussion ayant lieu sur une balançoire. Rythmée en fond par les tonalités de Gainsbourg, c’est dans un silence presque pesant qu’on écoute le débat de deux âmes en peine à propos du téléphone, cet amant malsain. Une voix que l’on reconnaît nous tire de cette rêverie et l’on se retrouve à écouter le professeur qui nous interroge sur ce qu’est un spectacle, en nous illustrant ses propos par des suggestions absurdes. 

On pénètre une pièce sombre, un film projeté sur un drap blanc sépare la pièce en deux. Des interviews se succèdent autour de la mort du théâtre. On est happé d’abord par la voix, puis par les regards qui nous font face. Un peu surpris, un peu perdu, on sort de l’ombre pour aller à la rencontre d’une vieille dame encore émoustillée par ses rêves de jeunesse, qui se maquille de rouge en nous racontant ses souvenirs.

Sur un canapé de velours, on regarde la scène loufoque d’une répétition de théâtre aux airs de soap opera avant de suivre une comédienne qui semble fort tracassée en direction de sa cuisine. On y retrouve sa colocataire avec qui on se plonge dans son discours rabellaisien remettant la société en question. Quittant leur scène en fou rire, on les suit pour se retrouver en face d’un trio de comédiens dont les yeux sont rivés sur un téléviseur imaginaire. On écoute leurs discours de sourd qui se répercutent aux parois d’aluminium du salon.

À nouveau, le professeur, nous rappelle à l’ordre pour un dernier rassemblement autour de sa machine à café. Cette fois-ci, c’est pour nous inciter à prendre conscience du théâtre comme acteur de notre quotidien et à lui faire une place dans nos vies. Le point final de son discours est donné par un tambourinement sur les vitres de la salle voisine. Derrière celles-ci apparaissent deux curatrices aux fausses allures originales nous chantant leur air de bienvenu. On pénètre la galerie, accueilli de leur sourire condescendant, pour découvrir l’exposition de photographies issues d’un quotidien banal, photographies singeant Monsieur et Madame Tout-Le-Monde. Les deux curatrices se lancent alors dans un duo décrivant les œuvres, faisant l'éloge de ce qu’elles représentaient, le théâtre.

Une spectatrice sort alors du public et s’afflige de tout cela en incitant les autres spectateurs à réagir. Laissé dans le silence de l’embarras suite au départ des trois protagonistes, le public finit par quitter la salle sous les applaudissements des comédiens : 

"Il est là le théâtre !”

 

 
 

“Italienne scène“ 

27 avril & 10 mai 2016  |  Lausanne

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Italienne scène

Jean-François Sivadier

 

au programme

Pour notre première pièce, nous avons choisi de jouer Italienne scène de Jean-François Sivadier. À vrai dire, c’est plutôt cette pièce contemporaine qui nous a choisis. Cette mise en abîme du théâtre nous a tout de suite rappelé de grands moments, notamment lorsque nous préparions d’autres pièces que nous avons jouées ensemble. Elle a pour particularité de mettre en scène des situations absurdes dans lesquelles toute troupe de théâtre pourrait se reconnaître. Comme elle présente une réalité qui nous est connue, nous avons souhaité jouer en gardant en tête le principe fondamental d'ici et maintenant avec l’idée d’interagir avec le public en le faisant participer. En effet, dans cette pièce, chacun a un rôle artistique à jouer (metteur en scène, ténor, etc.). En suivant cette logique, le public lui aussi joue un rôle clé.

 

raconte-moi la pièce - spoiler alert !

Italienne scène raconte l’histoire d’un metteur en scène préparant l’opéra La Traviata de Verdi. Les mots-clés ? Nous en retiendrons deux : canapé et chute. Cette pièce nous plonge dans le quotidien infernal d’un metteur en scène oppressé par le temps. Plus que quelques jours avant que le spectacle ne soit joué. L’horloge tourne. Les comédiens ne sont pas prêts. Le canapé ne plait pas. Une pièce dans une pièce qui donne le tournis et fait monter l’adrénaline. Comment ne pas laisser tomber ? Comment affronter le temps lorsqu’il vous écrase ? Quelle est la chute ?

Le 27 avril 2016 , nous avons eu la chance de briser ce suspens à la Grange de Dorigny pour la neuvième édition du Festival Fécule où le spectacle a remporté un large succès. Par la suite, nous avons joué le 10 mai 2016 au Cazard à Lausanne.

Cette pièce est composée de sept comédiens interprétant les rôles suivants (nous nous sommes permis de modifier légèrement la composition originale des personnages) :

  • Deux metteurs en scène - Camille Poudret & Auriane Page
  • Une assistante - Marine Béguin
  • Un ténor - Valentin Gross
  • Une jeune chanteuse - Johannie Fort
  • Une pianiste - Philomène Le Baron
  • Un chef d’orchestre - Lucas Lauth

Concernant la musique, nous avons eu le privilège de reprendre les morceaux de Michaël Gabriele, pianiste et professeur à l’EJMA – Ecole de Jazz et de Musique Actuelle de Lausanne. Certains morceaux ont été repris de son groupe Qraamk.

Pour interpréter Italienne scène, nous avions prévu quelques spécificités. En effet, au lieu de préparer La Traviata, l’idée a été de présenter la mise en scène de Roméo et Juliette de Shakespeare. De plus, dans la version originale, le metteur en scène est seul et prend beaucoup de place. Pour cette raison nous avons décidé de le diviser en deux personnages, deux metteurs en scène aux caractères bien distincts, à la fois complices et rivaux. 

 
 
 
 
 

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